L’échec de la mise en oeuvre de la goana que le Président de la République a reconnu en incriminant les intermédiaires et les attributions inconsidérées des terres de la communauté rurale de MBane qui défraient la chronique ont montré les limites et les défauts du plan goana. La goana s’est révélée comme un instrument pour enrichir des hommes et pour exproprier les populations autochtones de leurs terres. Nous avions averti, dans nos contributions précédentes, le Président de la République sur les conséquences négatives que pourrait entraîner une mauvaise introduction de cette initiative au détriment des populations autochtones en le priant à être le gardien de la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance ! Nous sommes toutefois dans le regret de constater que le Président de la République se fourvoie encore. Il est entrain de recréer les mêmes intermédiaires par la syndicalisation des paysans et de continuer à exclure les paysans du crédit agricole par sa banque verte malgré tout le semblant d’un discours innovateur. Toutes les politiques agricoles centrées sur les belles notions d’autosuffisance alimentaire, de sécurité alimentaire et aujourd’hui de souveraineté alimentaire ont pêché par leur mise en oeuvre. Lire le reste de cet article »